
Depuis un mois c’est la même chose. Deux-trois fois par jour, je dévale les escaliers, fouille dans les craques du divan et mets la maison à l’envers à la recherche de mon satané téléphone qui sonne. «Arghhh, yé OÙ!?!?!?!». Je suis comme ça. Quand un téléphone sonne, il FAUT que je réponde. C’est un réflexe pavlovien. Même quand c’est le @#$%?&* de centre de télémarketing de Bell Canada qui appelle.
Donc, deux-trois fois par jour, après l’avoir trouvé, je décroche le foutu combiné pour entendre… rien! Allo? Silence. Allo??? Re-Silence. ALLO!!! Personne à l’autre bout. Pas même une machine à la voix métallique. Le vide. Pour ajouter à l’injure, quelques secondes plus tard, la ligne coupe toute seule. Aye!, vous me dérangez chez nous pis en plus vous me raccrocher la ligne au nez!!! C’est pas des manières, ça! Tout à coup, j’ai comme une petite envie de tuer qui monte en moi. C’est normal, docteur?
Après plusieurs jours de tentatives infructueuses, j’ai enfin réussi à parler à un humain chez Bell Canada ce matin. La dame, fort professionnelle, m’a expliqué que j’étais probablement victime d’un service automatisé et qu’elle allait devoir envoyer une requête à un autre département pour s’assurer que mon numéro de téléphone soit retiré de la banque informatique.
-Je tiens à vous informer que ça peut parfois prendre jusqu’à trois mois.
-Quoi!!! Attendez. Vous êtes en train de me dire que vous allez m’appeler encore pendant trois mois pour me proposer un forfait dont je ne veux pas (je ne suis même pas client de Bell) et me niaiser comme ça au bout du fil? C’est pas sérieux votre affaire… C’est du harcèlement!
J’ai finalement inscrit mon numéro sur la Liste nationale des numéros de télécommunications exclues (1-866-580-3625) où l’on m’a assuré que les appels devraient cesser au plus tard dans 31 jours (c’est le délai que doivent respecter les compagnies de télémarketing).
J’adore les nouvelles technologies, j’ai rien contre l’automatisation, mais dans ce cas-ci, je m’ennuie presque des télémarketeux qui appelaient sur l’heure du souper. Au moins ceux-là, on pouvait les engueuler avant de leur raccrocher la ligne au nez!